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RDCongo:Pays magnifique mai 20 2011

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démocratique du CongoRépublique démocratique du Congo (fr)
Repubilika ya Kongo Demokratiki (kg)
Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo (sw)
Republiki ya Kongó Demokratiki (ln)
Ditunga dia Kongu wa Mungalaata (lua)
Drapeau de la République démocratique du Congo Armoiries de la République démocratique du Congo
(Drapeau de la République démocratique du Congo) (Armoiries de la République démocratique du Congo)
Devise nationale : « Justice, Paix et Travail »
carte
Langue officielle Français
(le lingala, le kikongo, le swahili et le tchiluba ont le statut de langues nationales)
Capitale Kinshasa
4°24′S 15°24′E / -4.4, 15.4
Plus grande ville Kinshasa
Forme de l’État République
- Président de la République
- Premier ministre Joseph Kabila
Adolphe Muzito
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 12e
2 345 000 km2
3,3 %
Population
- Totale (mars 2011)
- Densité Classé 18e
71 720 000 hab.
29 hab./km2
Indépendance
- Du Royaume de Belgique
30 juin 1960
Gentilé Congolais, Congolaise
PIB (nominal) (2009) 11,1 milliards USD (115e)
IDH (2007) en augmentation 0.389 (bas) (176e)
Monnaie Franc congolais (CDF)
Fuseau horaire UTC +1 et +2
Hymne national Debout Congolais
Code ISO 3166-1 COD, CD
Domaine internet .cd
Indicatif
téléphonique +243La République démocratique du Congo, en kongo Repubilika ya Kongo Demokratiki, en swahili Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo, en lingala Republiki ya Kongó Demokratiki, en tchiluba Ditunga dia Kongu wa Mungalaata, est le troisième plus vaste pays d’Afrique derrière le Soudan et l’Algérie et le plus peuplé d’Afrique centrale. Le pays est aussi appelé plus simplement Congo mais aussi « Congo-Kinshasa » pour le différencier de la République du Congo voisine, elle-même appelée « Congo-Brazzaville » pour les mêmes raisons. De 1908 à 1960, cette ancienne colonie était appelée Congo belge mais aussi « Congo-Léopoldville » jusqu’en 1966, date du renommage de la capitale en Kinshasa. Avec la zaïrianisation, le pays s’est appelé Zaïre de 1971 à 1997. C’est le pays le plus peuplé de la francophonie avec une population estimée à plus de 72 millions d’habitants[1],[2].

Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerais. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l’embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud[3].Géographie physique

La République démocratique du Congo s’étend de l’Océan atlantique au plateau de l’est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo, véritable colonne vertébrale du pays. Troisième plus grand pays d’Afrique, grand comme quatre fois la France, quatre-vingt fois la Belgique, 33 fois plus grand que le Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), une fois et demie plus grand que le Québec (Canada)[3], ou encore grand comme la partie des États-Unis située à l’est du Mississippi, c’est le 12e État du monde par sa taille avec ses 2 345 409 km².

Le pays souffre d’un manque de voies de communication fiables. Le fleuve Congo donne au pays son seul accès à l’océan Atlantique dans la ville portuaire de Banana (dans un étroit corridor sur la rive gauche du fleuve traversant le territoire de l’Angola, qui dispose de la rive gauche, et dont il crée une petite exclave sur la côte atlantique entre le nord du fleuve et la frontière de la république voisine du Congo).

En raison de sa grande superficie, de ses énormes richesses et de son importante population, la République Démocratique du Congo est l’un des «géants» de l’Afrique, avec l’Égypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud au centre de l’Afrique[3]. Elle est traversée par l’équateur et comprend trois climats : le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne.

Elle possède trois fleuves, dont le Congo, deuxième plus grand fleuve d’Afrique, qui la traverse presque totalement; le Nil et le Shiloango, non navigable en RDC, et bien des rivières, tel la Fumi mais la plus importante étant l’Uele.

* Voir aussi : Forêt du Bassin du Congo | Villes de la République démocratique du Congo
Histoire
Histoire de la République démocratique du Congo.
[modifier] Préhistoire

Les plus anciennes traces de peuplement au Congo sont associées à un Pré-Acheuléen, découvert sur les sites archéologiques de la Mulundwa au Katanga, de Katanda 2 et de Sanga 5 au Kivu. Les galets taillés ou choppers ont un âge estimé à plus de 200 000 ans, sans qu’il soit possible d’être plus précis aujourd’hui.

Le territoire du Congo-Kinshasa était anciennement peuplé uniquement par des chasseurs-collecteurs, peut-être en partie ancêtres des peuples pygmées actuels. Entre les traces d’un Pré-Acheuléen et l’arrivée des premiers villageois, le Congo sera toujours occupé par des groupes nomades, chasseurs-collecteurs, tailleurs de pierre, de cultures différentes.

L’Acheuléen est attesté par de nombreuses découvertes isolées de bifaces et de hachereaux ainsi que par le site de La Kamoa au Katanga.

Durant le deuxième millénaire avant J.-C., le nord de l’Afrique équatoriale vit une vague de migrations de populations productrices de nourriture, néolithiques, parlant pour certaines des langues bantoues. Entre –3500 et –2000, une première occupation villageoise dont l’épicentre se trouvait au sud-Cameroun, aboutit à l’installation d’un mode de production néolithique dans le nord et l’ouest de l’Afrique centrale. Au Congo, les premières traces de ces populations se matérialisent vers -2600 par la dite « tradition Imbonga » près de Mbandaka et du lac Tumba, et par la « tradition Ngovo » au bas-Congo à partir de –2300. De l’autre côté du pays, au Kivu, on voit apparaître des villages de la « tradition Urewe ». Ces villages ne sont que l’extension occidentale de communautés productrices de nourriture, métallurgistes, installées surtout en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, dans l’ouest du Kenya et de la Tanzanie ; les plus anciennes traces y sont datées de –2600.

La métallurgie du fer se développe de manière indépendante à ces installations, les plus anciennes traces se découvrent en Afrique centrale au nord-ouest (sud-Cameroun et zone de Bouar en Centrafrique), et au nord-est (région interlacustre). Au Congo-Kinshasa, le fer n’est pas connu dans la région occupée par la tradition Imbonga ; ce n’est que plus tard vers –2000 que l’on travaillera ce métal (sites de Pikunda et de Munda). Vers la même époque, le bas-Congo connaît ses premières fontes du fer dans le cadre de la tradition Kay Ladio qui suit dans le temps la tradition Ngovo. Au Kivu, dès l’installation des premières communautés villageoises, il est probable que le fer est présent, comme l’attestent les nombreux fours de réduction du fer bien connus au Rwanda et au Burundi.

Plus tard, comme l’indiquent des recherches allemandes sur les affluents du fleuve Congo, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d’eau de l’aval vers l’amont ; des travaux espagnols dans l’Ituri suggèrent qu’il faut attendre –800 pour rencontrer les premiers villages dans certains secteurs de la forêt.

Plusieurs centaines d’ethnies de groupes noirs africains différents forment la population du pays. Son économie est principalement du secteur primaire (agriculture et exploitation minière). Le pays possède d’immenses ressources naturelles. Le français est sa langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo, lingala, tchiluba, swahili) sont des langues nationales.Royaumes et empires
Article détaillé : Congo précolonial.
Carte de l’empire Kongo en 1711.

Vers la fin du Moyen Âge, différentes populations, alors organisées en chefferie, s’édifient en royaumes (luba, kuba, lunda, kongo, etc.) qui, pour certains, voient leurs apogées correspondre avec les premiers contacts avec les Européens du XVe siècle. Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant avec les esclavagistes sur la côte et entre eux à l’intérieur du continent. Certains royaumes s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par delà leurs frontières. Le commerce se fait par portage ou voie fluviale.

Ces populations ne connaissaient pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas, les différents royaumes n’ont pas de frontières exactes (le territoire d’une petite ethnie comprend à peu près 5 000 km²). Beaucoup ne connaissent pas la monnaie et font du troc, les membres d’une même chefferie s’entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d’une génération à l’autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents. Les rois ou empereurs n’ont pas de véritable pouvoir. Ce sont plutôt les chefs de villages qui ont de l’autorité. Les royaumes sont plutôt le résultat d’unions temporaires de différents regroupements de villages de même langue pour se défendre contre une ethnie voisine.

La traite des noirs s’étend jusqu’à l’intérieur du continent et correspond, avec la traite de l’ivoire, à l’essor économique ou au déclin des différents royaumes. Elle a eu surtout un impact démographique sur l’est du pays et a fait pâtir la tradition orale.[réf. nécessaire] Les Européens se limitèrent aux régions côtières jusqu’à la moitié du XIXe siècle. À l’est du pays, aujourd’hui Ituri et Kivu, les Arabo-swahili répandirent l’islam et pratiquèrent également la traite négrière.
[modifier] Colonisation
Articles détaillés : Colonisation du Congo, État indépendant du Congo et Congo belge.

Ces frontières ont été reconnues à l’issue de la conférence de Berlin, en 1885. Le 1er août 1885, Léopold II de Belgique accepta la souveraineté sur l’État indépendant du Congo. Les atrocités inhérentes au système d’exploitation acharnée du caoutchouc rouge furent telles qu’elles indignèrent la communauté internationale de l’époque et obligèrent le roi des Belges à renoncer à son régime personnel au Congo.[réf. nécessaire] En 1908, l’État belge reprit l’exploitation de la colonie.
[modifier] Chronologie

1483 : le Portugais Diogo Cão, à la recherche du “royaume du Pretre Juan” (Abyssinie), atteint l’embouchure du fleuve Congo 1579 : le Portugais Duarte Lopez est le premier occidental à remonter le fleuve Congo.
1874-1877 : exploration du fleuve Congo par Henry Morton Stanley
1876 : fondation de l’Association internationale africaine (AIA) par Léopold II de Belgique
1879 : retour de Stanley au Congo pour fonder une chaîne de stations de l’AIA/AIC
1884 novembre -1885 février : Conférence de Berlin
1886 : Léopold II de Belgique devient, par union personnelle, roi-souverain de l’État Indépendant du Congo (EIC)
1908 : Léopold II, roi des Belges, cède l’EIC à la Belgique, naissance du Congo belge, charte coloniale pour la gestion du Congo et scandales dans la presse belge

1914-1918 : la force publique contribue victorieusement à la guerre dans l’Est Africain allemand et au Cameroun.

1940 : entrée en guerre du Congo du côté des alliés. La force publique remporte la victoire de Saïo contre les forces italiennes d’Abyssinie. Certains de ses éléments s’en iront combattre en Égypte et Palestine.

1956: manifeste de conscience africaine sous la direction de J. Ileo.

1959 : émeutes des ba-Kongo à Léopoldville pour l’indépendance du Congo-Central

20 février 1960 : ouverture de la Table ronde à Bruxelles qui fixe au 30 juin suivant l’indépendance du Congo.

30 juin 1960 : indépendance du Congo.
[modifier] Congo belge (1908–1960)

Dès les années 1940, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d’en bas » (Bas-Congo et Bandundu) parlant le kikongo et celle des « gens d’en haut » parlant le lingala, venant de l’Équateur d’abord et finalement de tout l’intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d’abord culturelle et finalement politique, l’Alliance des Bakongo (ABAKO), dont Joseph Kasa-Vubu devint président en 1954. Son rêve devint de rétablir l’ancien royaume Kongo de l’époque portugaise, en fait celui des Bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l’indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu’il s’agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les évolués « d’en haut », venant de régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l’émancipation de l’Afrique » du Professeur belge Van Bilsen, publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1er juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l’ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l’heure est venue, il faut accorder aujourd’hui même l’indépendance immédiate ! »

La Belgique, qui croyait à la progressivité de la transition vers l’indépendance organisa les premières élections à l’échelon communal, limitées aux grandes villes en 1957. L’ABAKO triompha inévitablement à Léopoldville et cela impressionna certains unitaristes, tel Patrice Lumumba, un Tetela du Kasaï, intelligent et idéaliste, qui ne tarda pas à fonder son propre « mouvement national congolais » MNC-Lumumba, plus revendicatif que celui du MNC-Kalonji, Albert Kalonji étant aussi un Kasaïen unitariste. Ces jeunes rivalités politiques confrontées aux structures tribales compliquées du Congo allaient former un mélange détonant qui détruirait au bout de cinq années la première démocratie parlementaire congolaise. On ne peut que rappeler ici quelques épisodes saillants :

* émeutes de Léopoldville (4 -7 janvier 1959) provoquées par l’interdiction tardive d’un meeting de l’ABAKO. Arrestation de Kasa-Vubu le 12 janvier. Il sera libéré le 14 mars.
* Le 13 janvier, déclaration gouvernementale annonçant l’intention belge de réaliser rapidement l’indépendance du Congo unitaire. L’ABAKO rejette cette déclaration deux jours plus tard.
* La suite de l’année 1959 voit d’abord l’autorisation des partis congolais, suivie d’élections générales sur l’ensemble du territoire congolais marquées par toutes sortes de manœuvres de ces partis dont se dégagent trois pôles : un Cartel des nationalistes fédéralistes formés de 6 partis séparatistes ou autonomistes dont l’ABAKO et le MNC-Kalonji, le pôle du MNC-Lumumba et finalement celui de l’homme fort du Katanga, Moïse Tshombé, conscient de la force économique de sa région et de l’intérêt de s’entendre avec l’Union minière du Haut Katanga (tout comme Kalonji vis-à-vis des exploitations de diamant au Kasaï). Parmi les partis qui émergent on retrouve le PSA (Parti Solidaire Africain d’Antoine Gizenga), le PNP (Parti national du peuple conduit par Albert Delvaux et Laurent Mbariko) Le LUKA (L’Union kwangolaise) par André Petipeti Tamata et Pierre Masikita.

* En 1960, ce fut la Table Ronde de Bruxelles (du 20 janvier au 20 février) où représentants congolais et belges fixèrent les étapes suivantes. En mai eurent lieu les élections législatives. La première chambre des députés désigne par tirage au sort André Petipeti Tamata comme le premier président de chambre des représentants. Il dirige le bureau provisoire pour valider les mandats des députés élus et l’élection définitive du bureau. Les élections législatives et provinciales marquèrent de nouveaux clivages et alliances (scission de l’ABAKO) d’où résulta un compromis : Joseph Kasa-Vubu fut élu Président par le Parlement, Lumumba étant Premier ministre.

* Au moment de l’indépendance du pays, le roi des Belges se rendit en personne à Léopoldville (future Kinshasa) pour assister aux cérémonies consacrant la fin de l’union coloniale entre la Belgique et le Congo, et marquant la naissance sur la scène internationale de ce nouvel État francophone (langue officielle) d’Afrique.

Les débuts de la première République du Congo (1960–1965)

Le Congo belge devint indépendant le 30 juin 1960 en tant que « République du Congo »[4],[5], tandis que l’ancienne colonie française voisine du Moyen-Congo adoptait le titre de « République du Congo »[6] à son indépendance, le 15 août 1960. Les deux pays sont différenciés en affixant leur capitale à leur nom[7].

Dans l’armée du nouvel État indépendant, les blancs gardent le pouvoir. La radio accuse alors les anciens colons de complot contre le nouvel État, ce qui provoque la colère des soldats bangalas et balubas qui se mettent à persécuter la communauté blanche. La Belgique menace alors d’intervenir militairement.

Le 11 juillet 1960, les dignitaires du Katanga, sous la direction de Kapenda Tshombé Moïse et à l ‘instigation de quelques colons belges proclament l’indépendance de l’État du Katanga, en état de sécession depuis juin. Les autorités du Katanga créent alors leur propre monnaie et leur propre police. L’ONU propose sa médiation à la place des troupes soviétiques ou belges. Lumumba accepte alors la venue des casques bleus. Le Sud-Kasaï avait également proclamé son indépendance avant l’indépendance du reste du Congo, le 14 juin 1960. Ainsi, le gouvernement central perd ses deux provinces minières. Les troupes de l’ONU, censées intervenir pour mettre fin à la sécession, n’agissent pas.

Le Premier ministre Lumumba appelle alors l’Union soviétique à l’aide. Les soldats balubas et bangalas n’étant pas représentés dans le gouvernement, ils commettent alors un coup d’État en septembre, et renversent le Premier ministre. Au sein de l’armée, devenue complètement africaine, le général Mobutu Sese Seko prend les rênes et installe un gouvernement de commissaires. Mobutu est bientôt soutenu par les États-Unis, qui voient d’un mauvais œil le socialisme de Lumumba.Les médias occidentaux montrent en effet Lumumba du doigt et salue la sécession katangaise comme seul rempart de la liberté individuelle contre l’étatisme.

La première guerre du Congo commence en 1962. Le gouvernement central s’attèle à reconquérir les provinces sécessionnistes. L’assassinat de Patrice Lumumba en 1961, déporté par Mobutu au Katanga, et la reprise du Katanga et du Sud-Kasaï marqueront le début de l’ascension du général Mobutu Sese Seko. Une fois Lumumba éliminé, les troupes de l’ONU, immobiles, passeront soudainement à l’offensive avec les troupes de Mobutu pour reconquérir les deux provinces rebelles.(c’est ce qu’on appelle the UN betrayal)

Le titre « République démocratique », un nouveau drapeau et une nouvelle devise sont adoptés en 1964[8],[5].

En 1965 le Congo est pacifié. Toutes les révoltes tribales, ethniques ou des partisans de Lumumba ont été matées.
La première République démocratique du Congo sous Mobutu (1965–1971)

Mobutu Sese Seko s’empare définitivement du pouvoir en 1965. La libération de Stanleyville marque le début des années de guerre qui se poursuivirent jusqu’en 1966. Toute cette région vit des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il faudra l’intervention de troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage. Après les décrets de 1966, 1967 et 1969, les mines et les plantations sont nationalisées.

En 1971, commence la politique dite de l’authenticité, africanisation des noms pour les citoyens, les villes, les rivières, et le pays lui-même qui devient le « Zaire ». Dès lors il n’y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi être modifié en « République du Congo », mais les deux républiques du Congo étaient généralement distinguées par leur capitale : on parlait de Congo-Léopoldville et de Congo-Brazzaville.
[modifier] La zaïrianisation forcée sous le régime de Mobutu (1971–1997)
Article détaillé : Zaïrianisation.

Dans les années qui suivent la prise du pouvoir par le général Joseph-Désiré Mobutu, ce dernier entame à partir de 1972 une campagne d’« authenticité » afin de maintenir sa popularité. Le pays est renommé République du Zaïre en 1971 d’après un mot local pour rivière, et portera ce nom jusqu’en 1997. De même, le fleuve Congo est rebaptisé Zaïre et une nouvelle monnaie, le zaïre, divisé en 100 makuta (singulier likuta), remplace le franc. Les noms des personnes sont africanisés. Le général Mobutu prend le nom de Mobutu Sese Seko et oblige tous ses concitoyens à supprimer les prénoms à connotation occidentale et à rajouter un « postnom ». L’abacost est promulgué, interdisant le port de costumes occidentaux, et de nombreuses villes sont rebaptisées :
Nom Colonial Nom Actuel
Léopoldville Kinshasa
Stanleyville Kisangani
Élisabethville Lubumbashi
Jadotville Likasi
Albertville Kalemie
Cocquilhatville Mbandaka
Costermansville Bukavu
Bakwanga Mbuji-Mayi
Luluabourg Kananga
Banningville Bandundu
Nouvelle Anvers Makanza
Port Francqui Ilebo
Paulis Isiro
Thysville Mbanza-Ngungu

Nom Colonial Nom Actuel
Leverville Lusanga
Baudoinville Moba
Ponthierville Ubundu
Banzyville Mobayi-Mbongo
Cattier Lufu-Toto
Élisabetha Lukutu
Charlesville Djokupunda
Aketi Port-Chaltin Aketi
Bomokandi Bambili
Kilomines Bambumines
Moerbeke (Bas-Congo) Kwilu-Ngongo
Sentery Lubao
Vista Nsia Mfumu
Wolter Luila
À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont confisqués (zaïrianisation), nombre d’étrangers commencent à quitter le pays.

L’économie se met à péricliter avec la hausse du prix du pétrole (double choc pétrolier) et la baisse de celui du cuivre. La corruption et la mauvaise gestion entrainent une inflation vertigineuse. La banque centrale de Kinshasa faisant l’objet de ponctions des dirigeants, le FMI impose en 1978 Erwin Blumenthal à la tête de la banque centrale pour endiguer les détournements d’argent mais celui-ci ne peut se maintenir longtemps. Les hauts fonctionnaires zaïrois investissent l’argent détourné sous forme d’avoirs dans des pays occidentaux.
[modifier] La seconde République démocratique du Congo

Mobutu est renversé par Laurent-Désiré Kabila en 1997 lors de la Première guerre du Congo. Le pays retrouve son nom de République démocratique du Congo.

Actuellement, l’ONU maintient la présence de militaires de différents pays dans le cadre de la MONUC (puis MONUSCO depuis juillet 2010), mais plusieurs dissidences et révoltes persistent et de nombreuses violences continuent. La guerre aurait fait 3,8 millions de morts (chiffres d’un responsable congolais commentant un rapport de la commission des droits de l’Homme de l’ONU, 2003 [9]).
[modifier] Le peuple et sa culture
[modifier] Démographie
Article détaillé : Démographie de la République démocratique du Congo.
[modifier] Dynamique
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (source : FAO, 2005). Population en milliers d’habitants.

Relativement à sa taille, le Congo-Kinshasa est peu peuplé : 30 habitants au km2. La population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des lacs ; le nord et le centre du pays, domaine de la jungle, sont quasiment vides. L’exode rural a gonflé les villes et surtout Kinshasa. Les grandes agglomérations sont Kinshasa (10 millions d’habitants), Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi, Kananga, Mbandaka, Bukavu.

La traite esclavagiste des Portugais à l’ouest et celle des Arabo-swahilis à l’est a considérablement vidé le territoire. Le régime de Léopold II a conduit à des massacres de grande ampleur et a encore plus diminué la population. Ce n’est qu’avec la crise de 1929 et la fin de la Seconde Guerre mondiale que la population commence à augmenter rapidement. Le régime de Mobutu a encouragé la natalité d’après le slogan « plus de population pour avoir plus de poids sur la scène internationale ». Avoir beaucoup d’enfants assure, à l’époque, une meilleure retraite et plus de respect dans la société.

L’explosion démographique a transformé le Congo des années 1960 et ses 15 millions d’habitants en géant de 69 millions d’habitants. La population est caractérisée par sa grande jeunesse, 60 % des habitants ont moins de 20 ans. Durant la guerre interafricaine (1997-2005), 3,9 millions de Congolais sont décédés majoritairement de maladies infectieuses dues à la malnutrition et à l’exode. C’est le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde guerre mondiale.
[modifier] Les ethnies

Le peuple congolais est composé de plus de plusieurs centaines d’ethnies – certains donnent le nombre de 200[2], 250[3],[10], plus de 365[11],[12], 400[13] ou 450[14],[15] – formant différents groupes. Néanmoins, de nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaître au profit de celles des grosses ethnies.

Groupe Bantou (80 % de la population) :

* Luba (18 %)
* Mongo (17 %)
* Kongo (12 %)
* Autres : Ambala, Ambuun, Angba, Babindi, Bangala, Bango, Pende, Bazombe, Bemba, Bembe, Bira, Bowa, Dikidiki, Dzing, Fuliru, Havu, Hema, Hunde, Hutu, Iboko, Kanioka, Kaonde, Kuba, Kumu, Kwango, Lengola, Lokele, Lundas, Lupu, Lwalwa, Mbala, Mbole, Mbuza (Budja), Nande, Ngombe, Nkumu, Nyanga, Popoi, Poto, Sango, Shi, Songo, Sukus, Tabwa, Tchokwé, Téké, Tembo, Tetela, Topoke, Ungana, Vira, Wakuti, Yaka, Yakoma, Yanzi, Yeke, Yela, Batsamba, Baholo, etc.

Groupe Soudanais :

* Ngbandi
* Ngbaka
* Manvu
* Mbunja
* Moru-Mangbetu
* Zande

Groupe Nilotique :

* Alur
* Kakwa
* Lugbara
* Logo

Groupe Chamite :

* Hima-Tutsi

Groupe Pygmée :

* Mbuti
* Twa
* Baka
* Babinga

[modifier] Les Réfugiés

Après les nombreuses guerres en son sein et chez ses voisins, la République démocratique du Congo abritait environ 177 500 réfugiés et demandeurs d’asile à la fin de 2007. Ceux-ci provenaient de l’Angola, du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda et du Soudan[16].
[modifier] Religions

La composition religieuse de la population est la suivante :[17]

* Chrétiens : ‘90%
* Musulmans : 5%
* Animistes : 2,4%
* Autres : 2,6%

[modifier] Société
[modifier] Éducation et Recherche
Article détaillé : Éducation en République démocratique du Congo.
Article détaillé : Système éducatif en République démocratique du Congo.

Du fait de la carence de l’État, le système éducatif au Congo est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est de 52 % et le taux général d’analphabétisme (en 2004), très élevé – 33,2 % –, atteint 43,3 % chez les femmes. La scolarisation primaire a diminué à cause de l’isolement des régions, de l’incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d’entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l’instruction. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 20 $ par mois. Le programme national prévoit l’école universelle à l’horizon 2015, mais l’objectif ne paraît malheureusement pas crédible[18]. La recherche scientifique et technologique est menée tantôt sous la direction du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et tantôt sous la direction du ministère de la Recherche scientifique et technologique.
[modifier] Santé
Article détaillé : Santé en République démocratique du Congo.

De manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants : le taux de mortalité infantile est passé de 12,4 % en 1990 à 11,2 % en 2011, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement, l’espérance de vie est de 48 ans en 2011 contre une moyenne africaine de 55 ans, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent. Le paludisme fait des ravages en RDC.

De plus, des maladies autrefois éradiquées comme la trypanosomiase, la lèpre et la peste ont resurgi, et la pandémie du VIH/SIDA touche plus de 4 pour cent de la population entre 15 et 49 ans. Le chiffre pourrait s’élever à 20-22 pour cent dans les provinces orientales où il y a encore quelques troubles. Selon les dernières estimations, environ 750 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents en raison de la maladie[18].

Cette situation perdure depuis déjà des décennies.
[modifier] Pauvreté et inégalités

La République démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec des inégalités très marquées malgré ses multiples et diverses richesses. Cette situation s’explique surtout par les différents conflits aux effets dévastateurs qu’a connus le pays.

Les violations des droits humains, – résultat des conflits armés – en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. En 2002, 80 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour. Près de 44 % des femmes et environ 22 % des hommes n’ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l’est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa, de 323 dollars, dix fois plus qu’à l’est. La pauvreté se manifeste par la malnutrition qui touche entre 30 et 50 % des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. De nombreux groupes vulnérables se sont formés (réfugiés, orphelins, enfants déscolarisés ou enfants soldats) qui manquent de soins et de nourriture[18].
[modifier] Culture
Article détaillé : Culture de la République démocratique du Congo.

La culture congolaise est très diverse car le Congo-Kinshasa est composé d’une centaine de groupes ethniques, en majorité bantous, et s’étend de l’embouchure du fleuve Congo, puis dans la forêt du bassin du Congo jusqu’à la région des grands-lacs et la savane.

Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels de la région ont changé à cause du colonialisme, la lutte pour l’indépendance, le règne long de Mobutu, et récemment, la Première et Seconde Guerres du Congo. Malgré cela, les traditions et la culture congolaises ont su garder leur individualité. Plus de 60 % des habitants vivent dans des zones rurales. 30 % de ceux qui vivent en zone urbaine sont culturellement ouvert à, ou influencé par l’Occident.

La bibliothèque rétrospective de la Rd-Congo : 1960-2004, éditée par les Presses de la Médiathèque francophone de la Funa recense plus de 9 000 notices bibliographiques, plaçant la République démocratique du Congo parmi les premiers pays d’Afrique francophone dans la publication d’œuvre.
[modifier] Langues
Article détaillé : Langues de la République démocratique du Congo.

La population du Congo parle entre 200 et plus de 400 langues selon le classement[3]. Sur le plan linguistique, il est l’un des pays les plus multilingues de toute l’Afrique. En effet, l’Atlas linguistique du Congo Kinshasa dénombre 221 langues pour une population totale (estimée en 1996) à 42,2 millions d’habitants, c’est-à-dire une langue par tranche de 190 000 locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne. Tous les Congolais parlent l’une des quelques 200 langues « ethniques »[3], voire plus de 400 dialectes. En plus du français, langue officielle, la loi reconnaît quatre langues nationales : lingala, swahili, kikongo et tshiluba. La plupart des Congolais parlent plusieurs langues. Le français, le lingala (à l’ouest) et le swahili (à l’est) servent de langues véhiculaires.

Avec plus de 72 millions d’habitants estimés en 2010, selon certaines sources[19], la République démocratique du Congo est désormais le premier pays francophone du monde, devant la France. Une minorité grandissante parle couramment le français (environ 15 millions de personnes dont 3 millions parfaitement[20] selon une estimation de l’ambassade de France et 31 millions selon l’estimation de l’OIF en 2010[21]). En effet, l’éducation secondaire est assurée en français à travers le pays[22]. Le français de la république démocratique du Congo, ancienne colonie belge, a beaucoup emprunté au français de Belgique et au wallon. Il a également développé des caractères propres et de nombreux néologismes[23].

36 millions de Congolais utilisent le lingala comme première ou seconde langue, il est également parlé au Congo-Brazzaville, en Centrafrique et en Angola, ce qui peut faciliter les communications vers ces pays. Le lingala, parlé initialement par les Ngala, s’est répandu car il était la plus parlée par les militaires et les missionnaires pendant la colonisation belge. Il a connu son apogée sous Mobutu car il était la langue du pouvoir et de la très populaire musique de Kinsasha[23].

Le swahili, qui compte 10 millions de locuteurs au Congo mais qui est aussi parlé dans de nombreux pays d’Afrique de l’Est, a été introduit au Congo avant la colonisation par le biais du commerce, en particulier celui des marchands d’esclaves. Les Kabila ont favorisé cette langue parlée dans leur région d’origine et elle est la seule avec le français à figurer sur les billets de banque[23].

Le kikongo (2 millions de locuteurs) est la langue des Bakongo des deux Congo, en Angola et Gabon. C’est la première langue d’Afrique centrale à avoir disposé d’une grammaire écrite lorsque le royaume de Kongo est entré en contact avec les Portugais en 1645[23].

Vers les zones frontalières du Cabinda et de l’Angola, le pays compte quelques milliers de lusophones mais leur nombre exact est inconnu.

Vestige de la colonisation belge, le néerlandais qui fut la deuxième langue administrative du Congo Belge de 1908 à 1960 n’est plus parlé que par quelques centaines ou milliers de personnes âgées de plus de 60-65 ans,éparpillées sur tout le territoire, qui sont le plus souvent des métis, ou retraités de l’ex-administration coloniale, qui ont fait leurs études en Flandres (Anvers, en majorité), ou d’anciens militaires, souvent métis. D’ici quelques années, le néerlandais, dont les statistiques sont difficiles à établir, devrait disparaître. Le Néerlandais reste cependant une langue de culture en RDC du Congo. Les archives,entre 1908 et 1960, sont bilingues Français/Néerlandais avec d’importantes variantes, ou documents uniques en Néerlandais. Les 15 plus grandes bibliothèques du pays ont un fonds de milliers de livres en Néerlandais, dont certains, rares, ou uniques.
Musique

Le Congo a une culture musicale très riche, sa musique connu sous le nom de rumba ou encore ndombolo fait danser toute l’Afrique. La musique congolaise a longtemps dominé la musique de toute l’Afrique depuis les années 1960[réf. nécessaire]. Actuellement appelée soukous, elle a donnée naissance à d’autres style de musique comme le quassa-quassa et d’autres.
Première génération

On situe cette génération entre les années 1930 et 1950, où la fusion de la musique tradition de la région de Leopoldville avec d’autres style de musique, notamment afro-cubaine et haïtienne, mais aussi d’autres sons venus de l’Amérique latine, ce qui a donné naissance à des styles très variés. Mais le style cubain surpasse tout autre style et la musique congolaise obtient son premier nom : la rumba congolaise, et le chanteur le plus connus de cette époque est Wendo Kolosoy.
Deuxième génération : 1950-1970

L’année 1953 marque le début de cette génération ; c’est celle qui a donnée naissance à la musique congolaise moderne. Les artistes les plus connus sont les pionniers de la musique moderne : Grand Kalle avec son african jazz, Luambo Makiadi Franco avec son « OK Jazz » devenus « T.P. OK Jazz », Tabu Ley Rochereau qui a formé « African fiesta » avec Nico KAsanda. Avec l’« African fiesta » la musique du Congo est connue sous le nom de soukous qui prend ses racines dans la rumba des années 1950, et dont le nom est une déformation du mot « secousse ».
[modifier] Troisième génération : 1970-1990

Elle est marquée par la naissance de groupe Zaiko Langa Langa qui produit des musicien dont Papa Wemba qui a son tour a créé Viva la Musica, Koffi Olomide, King Kester Emeneya issu de Viva la Musica, Pepe Kalle, Kanda Bongo Man, Tshala Muana, Defao, sam Mangwana, Mayaula Mayoni…
[modifier] Quatrième génération : 1990-2010

Marqué par l’ascension du groupe musical Wenge Musica, c’est l’époque de la gloire et du déclin de la musique congolaise. La musique du Congo prend le nom de « ndombolo ». les figures marquantes de cette époque sont les chanteurs JB Mpiana et son rival Werrason, tous deux issus de Wenge Musica.
[modifier] Sports

Les sports les plus populaires sont le football, (l’équipe nationale est surnommée Les Léopards), boxe et le basket-ball.
[modifier] Jours fériés
Fêtes et jours fériés Date Nom français
4 janvier journée des Martyrs de l’indépendance
16 janvier date anniversaire de l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila
17 janvier date anniversaire de l’assassinat du premier Ministre Patrice Émery Lumumba père de l’indépendance nationale
30 avril fete nationale de l’enseignement
1er mai journée internationale du travail
17 mai fête du 17 mai (journée de la prise du pouvoir par l’AFDL, libération du Mobutisme)
30 juin date anniversaire de l’indépendance
1er août fête des parents/anciens
[modifier] Gastronomie

La cuisine congolaise est raffinée et originale, ses ingrédients sont très variés : poisson, viande, patate douce, tomate, citrouille, riz, foufou, bananes plantain et manioc presque toujours accompagnés de sauces typiques de chaque région. À part les fruits épluchés, on ne mange pas cru, le climat étant propice aux parasites. Les feuilles de bananiers et de manioc (Pondu) sont consommées seules, en accompagnement ou servent pour la cuisson.

Le plat le plus courant est la Moambe, poulet à l’arachide ou à l’huile de palme.
[modifier] Politique
Article détaillé : Politique de la République démocratique du Congo.

Constitution :

* 2006 - constitution de la IIIe république, adoptée par référendum, confirmée par la Cour Suprême le 4 février 2006. La Constitution a été promulguée par le chef de l’État le 18 février 2006.
* 2003 - 2006 Constitution de la transition, en vigueur jusqu’au 18 février 2006.

Président (liste) :

* 2006 - auj. Joseph Kabila

Premiers ministres (liste) :

* 30 décembre 2006 - démission le 25 septembre 2008 Antoine Gizenga
* 10 octobre 2008 - dans le cadre de la coalition entre l’AMP et le PALU le nouveau premier ministre est nommé Adolphe Muzito

Gouvernement (liste) :

* 2007 - Gouvernement Gizenga
* 2003 - 2007. Gouvernement de transition[24]

Économie
Article détaillé : Économie de la République démocratique du Congo.
Article détaillé : Transport en République démocratique du Congo.
Taux de croissance du PIB et volume et de PIB par habitant

L ‘ économie est essentiellement agricole (70 % des actifs)ou tourné vers l ‘exportation.Les minerais sont de grandes ressources avec cette fois ci le diamant en tete et non plus les minerais du Katanga (la revanche kasaienne). L’économie a été gravement frappée par la corruption et la mauvaise gestion depuis 1977. Ce qui explique le fort taux de contrebande, d’exportation illicite et d’activité minière clandestine. Les recettes gouvernementales et les exportations ont fortement diminué depuis 40 ans. L’économie a été ravagée par la guerre (1997-2005 5 millions de morts). Le plus gros partenaire commerciale est au jourd’hui la Chine (importation,exportation, crédit).

Depuis la colonisation belge, l’économie est fortement tournée vers l’exportation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n’a été développée par les colonisateurs ni par les gouvernements du Congo indépendants. Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques…). Le tourisme a été ruiné par les guerres civiles.

La majeure partie de la population reste alors active dans l’agriculture bien que les terres cultivées ne représentent que 3 pour 100 du territoire. L’élite politique de Mobutu a détourné énormément d’argent des caisses de l’État. En effet, tous les hauts fonctionnaires mobutistes possédaient des avoirs dans presque tous les pays industrialisés et ont fait du Congo/Zaïre un des pays les plus endettés d’Afrique.

Dans le détail, la République Démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s’est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause de détournements de fonds.

L’agriculture reste le principal secteur de l’économie. Les principales ressources agricoles sont le café, le bois (afromosia, ébène, wengé, iroko, sapelli, sipro, tiama, tola, kambala, lifaki…) et le caoutchouc.

Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont dominées par la Gécamines et de ses partenariats. Le diamant industriel est extrait par la MIBA. Mais dans un pays ravagé par la guerre civile, une grande partie de l’exploitation et l’exportation de produit miniers se fait clandestinement.

Voici une liste des ressources minières par province :

* Diamant : Kasaï Oriental, Kasaï Occidental, Bandundu, Équateur, Province Orientale.
* Or : Province Orientale, Maniema, Katanga, Bas-Congo, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Équateur.
* Cuivre : Katanga.
* Étain : Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema.
* Colombo tantalite (Coltan) : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Katanga, Maniema.
* Bauxite : Bas-Congo.
* Fer : Banalia, Katanga, Luebo, Kasaï-Oriental.
* Manganèse : Katanga, Bas-Congo.
* Charbon : Katanga.
* Pétrole : Bassin côtier de Moanda (en exploitation), la Cuvette Centrale, Ituri, Bandundu (indices)
* Gaz méthane : Lac Kivu
* Schistes bitumeux : Mvuzi (dans le Bas-Congo)
* Cobalt : Katanga.

Le pays ne compte pas seulement une industrie minière, les grandes villes comptent aussi des industries alimentaire, textile, chimique, de montage (chanimetal) et des chantiers navals. L’industrie des télécommunications sans fil était d’abord sous le monopole de la compagnie Télécel. Depuis la libéralisation, elle se partage entre des sociétés comme Starcel Congo, Vodacom, Celtel, SAIT Telecom (Oasis), Congo Chine Télécoms, Sogetel, Supercell, Tigo, etc.

La RDC se lance dans la mise en place de zones économiques spéciales pour encourager la renaissance de son industrie. La première ZES devrait voir le jour en 2012 dans la commune kinoise de N’Sélé et sera consacrée aux agro-industries. Les autorités congolaises prévoient déjà d’en ouvrir une autre dédiée aux industries minières (dans le Katanga) et une troisième consacrée aux cimenteries (dans le Bas-Congo)[25].

Quelques Citation de Neron mai 19 2011

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NERON mai 19 2011

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Image illustrative de l'article Néron

Néron (latin : IMPERATOR NERO CLAVDIVS CAESAR AVGVSTVS GERMANICVS), né Lucius Domitius Ahenobarbus le 15 décembre 37 et mort le 9 juin 68, est le cinquième et dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne ; il règna de 54 à 68.

Néron accède au trône le 13 octobre 54, à la mort de son grand-oncle et père adoptif Claude (Claudius), Empereur de Rome. En 66, il ajouta le titre Imperator à son nom. Il fut dépossédé de son pouvoir en 68 et se suicida assisté de son scribe Epaphroditos.

Certains historiens débattent de la folie, réelle ou mise en scène, de Néron[1

Naissance sous Caligula

Lucius Domitius Ahenobarbus est né le 15 décembre 37. Il ne devait pas alors devenir maître de l’empire. Son oncle maternel Caligula venait de commencer à régner le 16 mars de cette année, à 25 ans. Ses prédécesseurs, Octave et Tibère, avaient vécu respectivement jusqu’à 76 et 79 ans. Si Caligula vivait aussi longtemps qu’eux, il pouvait espérer une succession par ses propres descendants.

Néron, Glyptothèque de Munich

Lucius aurait attiré l’attention de son oncle peu après sa naissance, sa mère Agrippine ayant demandé à son frère de choisir le nom de l’enfant, ce qui aurait été un geste de faveur et aurait marqué l’enfant comme un possible héritier de son oncle, mais Caligula ne donna à son neveu que le nom de Claude, sous-entendant qu’il avait peu de chances de devenir un empereur, comme Claude[2].

La relation entre le frère et la sœur semble s’être améliorée très rapidement. Un scandale marquant le début du règne de Caligula fut sa relation particulièrement étroite avec ses trois sœurs Julia Drusilla, Julia Livilla et Agrippine. Toutes les trois étaient représentées avec leur frère sur les pièces de monnaie de l’époque. Les trois femmes semblent avoir obtenu sa faveur et y ont sans doute gagné de l’influence. Les écrits de Flavius Josèphe, Suétone, Dion Cassius rapportent qu’elles avaient des relations incestueuses avec leur frère. La mort rapide de Drusilla en 38 n’a fait que renforcer ce soupçon. On disait d’elle qu’elle était la favorite de Caligula ; elle a d’ailleurs été enterrée avec les honneurs dus à une impératrice. Caligula la déifia même, faisant d’elle la première femme de l’histoire romaine à obtenir cet honneur.

Lucius devenait ainsi le fils d’une femme influente et célèbre. Mais elle pouvait perdre rapidement l’influence qu’elle avait sur son frère. Caligula n’avait toujours pas d’enfant. Ses parents mâles les plus proches étaient alors ses beaux-frères Marcus Aemilius Lepidus (le mari de Drusilla), Marcus Vinicius (le mari de Livilla) et Gnaeus Domitius Ahenobarbus (le mari d’Agrippine). Ils étaient les héritiers probables en cas de décès prématuré de Caligula. Pourtant, après le décès de sa femme, Lepidus semblait avoir perdu toute chance, mais pas toute ambition, de succéder à son beau-frère.

Adoption par Claude

Lucius, à dix ans, avait très peu de chances d’occuper le trône. Claude, âgé de 57 ans à cette époque, avait régné plus longtemps, et sans doute plus efficacement que son prédécesseur. Claude s’était déjà marié trois fois. Il avait épousé Plautia Urgulanilla et Aelia Paetina quand il était simple citoyen. Empereur, il s’était marié à Valeria Messalina. Le couple avait deux enfants, Britannicus (né en 41) et Octavie (née en 40). Messaline n’avait que 25 ans et pouvait lui donner d’autres héritiers.

Pourtant, Messaline fut exécutée en 48, accusée de conspiration contre son époux. L’ambitieuse Agrippine projeta rapidement de remplacer sa tante par alliance. Le 1er janvier 49, elle devint la quatrième femme de Claude, Tiberius Claudius Nero Caesar Drusus. Le mariage dura cinq ans. La même année, Agrippine fait rompre les fiançailles d’Octavie et de Lucius Junius Silanus et la fait fiancer avec Néron.

Début 50, le Sénat romain offrit à Agrippine le titre honorifique d’Augusta, que Livia (14-29) avait été la seule à porter avant elle. Le 25 février 50, Lucius fut officiellement adopté par Claude sous le nom de Nero Claudius Caesar Drusus. Néron était plus âgé que Britannicus, son frère adoptif, et cette adoption fit de lui l’héritier officiel du trône.

Claude honora son fils adoptif de plusieurs manières. Néron fut émancipé en 51, à 14 ans. Il fut nommé proconsul, entra au Sénat, y fit son premier discours, apparut publiquement en compagnie de Claude, et fut représenté sur les pièces de monnaie. En 53, il épousa sa sœur adoptive, Octavie.

Au pouvoir

Les premières années de l’empereur

Claude mourut empoisonné le 13 octobre 54 et Néron fut rapidement nommé empereur à sa place. Il n’avait que 17 ans. Les historiens s’accordent à considérer que Sénèque a joué le rôle de figure de proue au début de son règne. Les décisions importantes étaient probablement laissées entre les mains plus capables de sa mère Agrippine la Jeune (qui pourrait avoir empoisonné Claude elle-même), de son tuteur Sénèque, et du préfet du prétoire Sextus Afranius Burrus. Néron cherche dès le début de son règne à obtenir les faveurs de l’armée et de la plèbe par diverses primes[3].

Les cinq premières années du règne de Néron furent connues comme des exemples de bonne administration, suscitant même l’émission d’une série de pièces de monnaie célébrant le quinquennium Neronis.

Les affaires de l’empire étaient traitées avec efficacité et le Sénat bénéficiait d’une période d’influence renouvelée dans les affaires de l’État. Les problèmes devaient pourtant bientôt surgir de la vie personnelle de Néron et de la course à l’influence croissante entre Agrippine et les deux conseillers. Tout le monde savait que Néron était déçu de son mariage et trompait Octavie. Il prit pour maîtresse Claudia Acte, une ancienne esclave, en 55. Agrippine tenta d’intervenir en faveur d’Octavie et exigea de son fils le renvoi d’Acte. Burrus et Sénèque, pour leur part, choisirent de soutenir leur protégé.

Néron résista à l’intervention de sa mère dans ses affaires personnelles. Son influence sur son fils diminuant, Agrippine se tourna vers un candidat au trône plus jeune. Britannicus, à treize ans, était toujours légalement mineur et sous la responsabilité de Néron, mais il approchait de l’âge de la majorité. Britannicus était un successeur possible de Néron et établir son influence sur lui pouvait renforcer la position d’Agrippine. Mais le jeune homme mourut brutalement avant le 12 février 55[4]. La proclamation de sa majorité avait été prévue pour le 13 février. La coïncidence des dates laisse penser qu’il a été empoisonné. Burrus est suspecté d’avoir pris part au meurtre. Néron se révoltait de plus en plus contre l’emprise d’Agrippine, et il commençait à envisager le meurtre de sa propre mère. Il justifiait ses intentions en clamant qu’elle complotait contre lui. Le pouvoir d’Agrippine déclinait encore rapidement, tandis que Burrus et Sénèque devenaient les deux hommes les plus influents de Rome.

Une série de scandales

Alors que ses conseillers s’occupaient des affaires de l’État, Néron s’entourait d’un cercle de proches. Les historiens romains rapportent des nuits de débauche et de violence, alors que les affaires plus banales de la politique étaient négligées. Marcus Salvius Otho était au nombre de ces nouveaux favoris. À tous points de vue, Othon était aussi débauché que Néron, mais il devint aussi intime qu’un frère. Certaines sources considèrent même qu’ils ont été amants. Othon aurait présenté à Néron une femme qui aurait d’abord épousé le favori, puis l’empereur. Poppée (Poppaea Sabina) était décrite comme une femme de grande beauté, pleine de charme, et d’intelligence. On peut trouver dans de nombreuses sources[5] les rumeurs d’un triangle amoureux entre Néron, Othon, et Poppée.

Néron

En 58, Poppée avait assuré sa position de favorite de Néron. L’année suivante (59) fut un tournant dans le règne de Néron. Néron et/ou Poppée auraient organisé le meurtre d’Agrippine. Sénèque eut beau tenter de convaincre le Sénat qu’elle mettait sur pied une conspiration contre son fils, la réputation de l’empereur fut irrémédiablement entachée par ce cas de matricide. Othon fut bientôt chassé de l’entourage impérial et envoyé en Lusitanie comme gouverneur.

Le tournant suivant fut l’année 62, pour plusieurs raisons.

La première fut un changement parmi ses conseillers. Burrus mourut et Sénèque demanda à Néron la permission de se retirer des affaires publiques. Leur remplaçant aux postes de préfet du prétoire et de conseiller fut Tigellin. Il avait été banni en 39 par Caligula, accusé d’adultère avec à la fois Agrippine et Livilla. Il avait été rappelé d’exil par Claude, puis avait réussi à devenir un proche de Néron (et peut-être son amant). Avec Poppée, il aurait eu une plus grande influence que Sénèque en eut jamais sur l’empereur. Quelques mois plus tard, Tigellin épousait Poppée. Une théorie suggère que Poppée tenta, pendant ces quatre ans (58-62), d’éloigner Néron de ses conseillers et de ses amis ; si cela est vrai, ce qui est arrivé à Burrus et Sénèque pourrait ne pas être le fruit du hasard. Le deuxième événement important de l’année fut le divorce de l’empereur. Néron, âgé alors de vingt-cinq ans, avait régné huit ans et n’avait pas encore d’héritier. Quand Poppée tomba enceinte, Néron décida d’épouser sa maîtresse, mais son mariage avec Octavie devait d’abord être annulé. Il commença par l’accuser d’adultère. Mais Néron avait déjà acquis la réputation d’être infidèle, alors qu’Octavie était connue pour être un parangon de vertu. Il fallait des témoignages contre elle, mais la torture d’un de ses esclaves ne parvint qu’à produire la célèbre déclaration de Pythias, selon laquelle la vulve d’Octavie était plus propre que la bouche de Tigellinus. Néron réussit à obtenir le divorce pour cause d’infertilité, ce qui lui permettait d’épouser Poppée et d’attendre qu’elle donne naissance à un héritier. La mort soudaine d’Octavie, le 9 juin 62 provoqua des émeutes publiques.

Un des effets rapides de la nomination de Tigellinus fut la promulgation d’une série de lois contre les trahisons ; de nombreuses peines capitales furent exécutées.

Au cours de cette année, Néron fit exécuter deux des membres restants de sa famille :

Le grand incendie de Rome

Article détaillé : Grand incendie de Rome.

Début 63, Poppée donna naissance à une fille : Claudia Augusta. Néron célébra l’évènement, mais l’enfant mourut quatre mois plus tard. Néron n’avait toujours pas d’héritier.

Le 19 juillet 64 éclata le grand incendie de Rome. Le feu débuta dans les boutiques des environs du Grand Cirque. Néron était alors en vacances dans sa ville natale, Antium, mais il dut revenir en toute hâte. L’incendie fit rage durant six jours. La rumeur circula que Néron aurait joué de la lyre et chanté, au sommet du Quirinal, pendant que la ville brûlait[6].

Les mêmes récits nous décrivent un empereur ouvrant ses palais pour offrir un toit aux sans-abris et organisant des distributions de nourriture pour éviter la famine parmi les survivants. Mais Néron perdit toute chance de redorer sa réputation en rendant trop vite public ses projets de reconstruction de Rome dans un style monumental.

La population désorientée cherchait des boucs émissaires, et bientôt des rumeurs tinrent Néron pour responsable. On lui prêtait pour motivation l’intention d’immortaliser son nom en renommant Rome Neropolis[7]. Il était important pour Néron d’offrir un autre objet à ce besoin de trouver un coupable. Il choisit pour cible une religion qui prenait de plus en plus de place, et dont il s’amusait à en persécuter les membres, celle des chrétiens. Il ordonna que les chrétiens soient jetés aux lions dans les arènes, alors que d’autres étaient crucifiés en grand nombre, et brûlés vifs, comme des torches.

Tacite nous fait le récit de cet épisode[8] :

« La prudence humaine avait ordonné tout ce qui dépend de ses conseils : on songea bientôt à fléchir les dieux, et l’on ouvrit les Livres Sibyllins. D’après ce qu’on y lut, des prières furent adressées à Vulcain, à Cérès et à Proserpine : des dames romaines implorèrent Junon, premièrement au Capitole, puis au bord de la mer la plus voisine, où l’on puisa de l’eau pour faire des aspersions sur les murs du temple et la statue de la déesse ; enfin les femmes actuellement mariées célébrèrent des sellisternes et des veillées religieuses. Mais aucun moyen humain, ni largesses impériales, ni cérémonies expiatoires ne faisaient taire le cri public qui accusait Néron d’avoir ordonné l’incendie. Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d’autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d’hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même, où tout ce que le monde enferme d’infamies et d’horreurs afflue et trouve des partisans. On saisit d’abord ceux qui avouaient leur secte ; et, sur leurs révélations, une infinité d’autres, qui furent bien moins convaincus d’incendie que de haine pour le genre humain. On fit de leurs supplices un divertissement : les uns, couverts de peaux de bêtes, périssaient dévorés par des chiens ; d’autres mouraient sur des croix, ou bien ils étaient enduits de matières inflammables, et, quand le jour cessait de luire, on les brûlait en place de flambeaux. Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux au Cirque, où tantôt il se mêlait au peuple en habit de cocher, et tantôt conduisait un char. Aussi, quoique ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, les cœurs s’ouvraient à la compassion, en pensant que ce n’était pas au bien public, mais à la cruauté d’un seul, qu’ils étaient immolés. »

Aujourd’hui encore, on ignore la cause de cet incendie. Bien que les anciennes sources (et les lettrés) penchent pour un Néron incendiaire, il faut rappeler que les incendies étaient fréquents dans la Rome antique. Cependant, la durée de cet incendie dépassait la normale[réf. nécessaire]. La célèbre Domus aurea faisait partie du projet de reconstruction imaginé par Néron.

Néron, l’artiste et le veuf

Néron en Apollon jouant de la lyre, intaille d’améthyste, Ier siècle, prov. Trésor de Saint-Denis

En 65, Néron fut impliqué dans un autre scandale, pris plus au sérieux par le peuple de cette époque qu’il ne le serait de nos jours. Il était considéré comme dégradant pour un empereur romain d’apparaître comme un amuseur public, jouant la comédie, chantant et jouant de la lyre.

Détesté par de nombreux citoyens, avec une liste d’ennemis politiques qui s’allongeait, Néron commençait à apprécier sa solitude, quand en 65 il découvrit la conjuration de Pison (du nom de Gaius Calpurnius Piso, qui tenta de prendre sa place) et l’implication d’anciens amis comme Sénèque dans le complot. Les présumés conspirateurs furent contraints à mourir. Parmi eux se trouvent plusieurs anciens amis du pouvoir néronien. Ainsi Sénèque, Pétrone et Lucain doivent se suicider.

De plus, Néron ordonna que Gnaeus Domitius Corbulo, un général populaire et valeureux, se suicidât, pour faire suite à de vagues soupçons de trahison. Cette décision poussa les commandeurs militaires, à Rome et dans les provinces, à envisager l’organisation d’une révolution.

En 65, Poppée meurt alors qu’elle était enceinte, d’un coup porté au ventre par Néron, si l’on en croit Tacite et Suétone, et ce, malgré la passion qu’il semblait lui vouer.

Néron va d’abord essayer de se remarier à Claudia Antonia, la fille de Claude et d’Aelia Paetina (sa demi-sœur par adoption). Comme celle-ci refuse, Néron la fait tuer sous prétexte qu’elle fomentait un complot. Elle était sa dernière proche parente. Néron se tourne alors vers son ancienne maîtresse, Statilia Messalina. qu’il épouse en mai 66. Dès le mois de septembre, Néron quitte sa jeune épouse pour un voyage de plus d’un an en Grèce.

L’empereur partit en Grèce, en 66, où il distrayait ses hôtes avec des spectacles artistiques (les écrits de Tacite rapportent cependant que l’empereur empêchait quiconque de sortir de l’amphithéâtre lorsqu’il déclamait ses écrits, et que certains spectateurs durent se faire passer pour morts pour s’échapper, tant ils s’ennuyaient[9]), alors qu’à Rome le préfet du prétoire Nymphidius Sabinus cherchait à obtenir le soutien des gardes prétoriens et des sénateurs.

Suicide

De retour à Rome après sa tournée, Néron trouva une atmosphère glaciale ; Gaius Julius Vindex, le gouverneur de la Gaule lyonnaise, se révolta, ce qui amena Néron à une chasse de toute menace éventuelle. Il ordonna l’élimination de tout patricien avec des idées suspectes. Galba, son (autrefois) fidèle serviteur, gouverneur d’Hispanie (Espagne), était l’un de ces nobles dangereux. Il ordonna donc son exécution. Galba, qui n’avait pas le choix, jura fidélité au Sénat et au Peuple de Rome (Senatus Populusque Romanus : SPQR), il ne reconnaissait plus le pouvoir de Néron. De plus, il commença à organiser une campagne pour prendre la tête de l’empire.

En conséquence, Lucius Clodius Macer, légat de la légion III Augusta en Afrique, se révolta et cessa d’envoyer du blé à Rome. Nymphidius Sabinus corrompit la garde impériale, qui se retourna contre Néron avec la promesse d’une récompense financière de Galba.

Le Sénat démit Néron. Apprenant que les sénateurs allaient lui imposer le supplice des parricides[10] (le culleus : recouvert d’une cagoule, cousu dans un sac de cuir dans lequel étaient introduits des animaux - coq, chien ou renard - le supplicié est jeté dans le Tibre), il fut contraint au suicide : abandonné de tous, il se réfugia dans la maison de campagne de Phaon, son fidèle affranchi et se poignarda à la gorge le 9 juin 68, aidé d’Epaphrodite. Eglogue et Alexandrie, ses nourrices, ainsi qu’Akté[11], sa concubine, réunirent 200 000 sesterces pour réaliser son incinération et ensevelir ses cendres dans un mausolée sur le Pincio, qui se trouve aujourd’hui dans la Villa Borghèse[12].

Avec sa mort, la dynastie julio-claudienne prit fin. Le sénat vota sa damnatio memoriae, maudissant sa mémoire. Plusieurs guerres civiles s’ensuivirent lors de l’année 69, année des quatre empereurs.

Points de vue historiques à propos de Néron

À l’époque moderne, en Occident, Néron est mis par beaucoup en symbole de tout ce que la Rome antique a eu de plus monstrueux. Ils s’appuient sur les textes de Suétone, fréquemment colporteur de ragots, et de Tacite, augmentés des attaques des auteurs chrétiens (Jean l’Évangéliste qui dans son Apocalypse en fait l’ “Antéchrist”[13], Tertullien, repris par Eusèbe de Césarée et d’autres), et couronnés par des œuvres de fiction comme Quo Vadis. Les « monstruosités » montées en épingle étant, outre les assassinats familiaux, l’incendie de Rome et la persécution des chrétiens. Cependant, la culpabilité réelle de Néron dans le grand incendie de Rome est une accusation à laquelle certains historiens comme Claude Aziza ne croient plus guère. De plus, aucune loi anti-chrétienne ne fut promulguée sous son règne de manière officielle : il y a bien eu persécution, mais uniquement localisée à Rome.

À la décharge de Néron, on peut indiquer qu’il se trouvait à Antium lors de l’incendie de Rome en 64. En outre les collections auxquelles il tenait y ont brûlé[réf. nécessaire]. La persécution des chrétiens a peut-être été par la suite un choix politique pour calmer la plèbe romaine qui avait besoin de coupables.

L’historien Claude Aziza est plus mesuré dans son jugement sur Néron. Il constate que sous son règne, l’Empire est correctement administré, que la réforme monétaire qui revalorise le denier profite aux milieux d’affaires, que les campagnes militaires sont victorieuses, que sa politique est favorable aux régions orientales de l’Empire (hellénisation de l’Empire, conclusion d’une paix avec les Parthes, ennemis héréditaires) et qu’il a donné une impulsion importante aux évolutions artistiques dans le domaine de l’architecture et des arts décoratifs (voir la Domus aurea). Ainsi la grande popularité auprès du peuple de son temps prit, dès sa mort, le mythe du « retour de Néron » : caché chez les Parthes, il devait réapparaître à la tête d’une armée pour vaincre les conspirateurs et rentrer victorieux à Rome. Ce mythe fut stimulé par l’attente messianique juive et chrétienne de l’époque et par l’apparition de faux Néron[14].

Ben laden;sa maison:comment il vivait chez lui mai 9 2011

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Entre Coca Cola et shampooing de qualité, l’ancien chef d’Al-Qaida menait une vie tranquille… -

C’est une maison blanche accrochée à la colline. Une villa cossue des quartiers chics d’Abbottabad, à 80 km de la capitale pakistanaise, bordée de champs de pommes de terre, d’eucalyptus et de cannabis sauvage. Une baraque à un million de dollars, selon les médias locaux, dans laquelle Oussama ben Laden, l’homme le plus recherché du monde, a coulé des jours paisibles pendant cinq ou six ans.

La résidence occupée par Oussama ben Laden avant sa mort, le 3 mai 2011, à Abbottabad (Pakistan)

il y a sept ans, Iqbal, un voisin, se souvient avoir vu la bâtisse se monter. «C’était bizarre, ils ont commencé par bâtir les murs, et ensuite la maison à l’intérieur», raconte-t-il à Libération (article payant). Des murs hauts de plusieurs mètres, surmontés de barbelés et de câbles électrifiés, le tout surveillé par moultes caméras.

Sodas, produits de marque et shampooing de bonne qualité

Dans l’une des six chambres à coucher, vivait Oussama ben Laden ainsi que sa femme, blessée dans l’intervention qui a coûté la vie au leader d’Al-Qaida. La maison abritait plusieurs femmes et enfants, selon les voisins. Iqbal raconte aussi que les propriétaires, deux frères pachtounes qui «semblaient très riches» et racontaient qu’ils possédaient «des centres commerciaux en Arabie saoudite», tuaient un mouton chaque semaine, signe «qu’il y avait du monde à l’intérieur».

Les commerçants du coin racontent que les habitants des lieux aimaient à accompagner leur mouton de sodas made in U.S.A, comme le Pepsi ou le Coca, que deux hommes sortaient acheter en voiture. Dans le panier de ces ménagères pas comme les autres, des produits de marque et du shampooing de bonne qualité, racontent encore les marchands. Les images diffusées après l’intervention montrent une étagère à pharmacie, des boîtes d’œufs et des bidons d’huile d’olive… Rien que de très classique.

Les ordures brûlées dans la cour

Difficile, cependant, de savoir ce qu’il se passait vraiment derrière l’enceinte de la villa d’Abbottabad. Une chose est certaine: ceux qui y vivaient évitaient soigneusement tout contact avec l’extérieur. La maison n’avait ni ligne téléphonique, ni connexion à Internet. Les ordures étaient brûlées dans la cour et personne n’était autorisé à y pénétrer, à part un fermier qui s’occupait des animaux et du potager, une domestique qui s’occupait de la cuisine et quelques rares villageois.

Les enfants du quartier racontent que parfois, en jouant au cricket, ils envoyaient une de leurs balles par-dessus le mur de la maison. «Nous sonnions à la porte pour la demander et nous nous faisions drôlement engueuler par les gardes. Ils préféraient nous donner un dollar pour en acheter une nouvelle, alors qu’une balle coûte trois fois moins.»

BOOBA:Biographie mai 9 2011

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Le rappeur Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, est né le 9 décembre 1972. Originaire de Boulogne, il débute assez tôt dans la chanson, en 1994, avec les groupes Beat de Boul et Time Bomb. Le dernier était déjà formé de grands rappeurs français comme Oxmo Puccino, Hi-Fi et Ali.
Deux ans après ces débuts, il se démarque avec « Le crime paie » sur la compilation Hostile, cosigné avec Ali avec lequel il a formé le groupe Lunatic.
Il faudra attendre 2002 pour le voir sortir son premier album solo, Temps Mort dans lequel l’auteur nous parle avant tout de lui et nous fait partager ses émotions, ses visions mystérieuses. Un style qui perdure dans son deuxième album solo, Panthéon où l’auditeur se perd dans un univers étrange et flou.
Un talent qui lui a valut deux disques d’or (Mauvais œil et Temps Mort), une notoriété sur les ondes FM et surtout un titre sur la bande originale du film Taxi 3.
En 2006, Booba revient sur les devants de la scène avec la sortie de son dernier album Ouest Sibe.

Ben Laden:Après sa mort mai 5 2011

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Après les 40 minutes de l‘opération d’élimination de Ben Laden, il restait au commando en charge à procéder à la mise en scène de ce qu’il fallait présenter comme un théâtre crédible.

Autrement dit, donner de la consistance à une abstraction et meubler les imaginations de détails concrets et vrais. Répondre à la question “c’était comment chez les Ben Laden”? La première info donnée fut son prix: 1 million de dollars et franchement ça ne le faisait pas. Pas le téléphone et pas internet… Mais c’est quand même la maison de Ben Laden.
img-gallery-launch---graham-osama-hideout_154414654592.jpg                                       La chambre d’Oussama Ben Laden


La caméra furtive qui nous a fait pénétrer dans la maison du terroriste le plus recherché du monde nous a remplis de gêne et de questions, je dois dire. Décor dépouillé, plutôt pauvre, taches présentées comme de sang, matelas dénudés… Déjà, entrer dans la chambre d’un étranger, fût-il un monstre, est une démarche impudique; mais s’inviter, voyeur obligé, dans ce grand motel sinistre relevait de l’insupportable. Le silence opaque avait remplacé la bande son des déflagrations et des projectiles tirés par les ” navy seals”, forces spéciales. Et où se mettre?

 Et on était là dans la chambre d’Oussama Ben Laden avec son air de squat abandonné et les éléments de literie pathétiques et misérables. Les mares de sang déjà sèches. Dans la pièce à côté, des casseroles et des médicaments étaient priés de donner l’idée d’une vie à l’ensemble. Piètre metteur en scène que celui qui avait été chargé de cela.

Alors plusieurs questions de vie pratique surgissent:

1- Les Ben Laden étaient-ils propriétaires ou locataires?

2- Que va-t-on faire de cette maison où Ben Laden a été tué?

3- Si le corps de Ben Laden a été immergé au large - pour ne pas donner lieu à un culte-   cette maison où il a été tué peut devenir elle-même, un lieu de rassemblement et de souvenir pour ses partisans.

Avec tant de questions en suspens et de motifs à controverse, la Maison Blanche ne va pas pouvoir longtemps rester sur son mode de communication actuel.

+Et on était là dans la chambre d’Oussama Ben Laden… C’est qui « on » ? Dit comme ça, on peut penser que V S-G est entrée dans la chambre de Ben Laden.
Vous aussi vous affabulez ? Moi aussi alors.
Y avait-il un corps dans le paquet jeté à la mer ? Ou bien était-ce les reliefs des repas de la veille des équipages ?
L’un ou l’autre, les poissons ont apprécié. Les poissons ne sont pas des êtres compliqués, ils ne réclament pas la traçabilité des aliments avant de consommer et ne cherche pas à savoir s’ils contiennent des conservateurs ou des OGM, s’ils sont bios ou équitables.
Pendant quelques temps, abstenez-vous de consommer du poisson de l’océan Pacifique et de l’océan Indien. On ne peut pas savoir ce qu’ils auront consommé.

Oussama Ben Laden:Vie et mort mai 3 2011

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Né à Riyad en Arabie Saoudite en 1957, Oussama ben Laden étudie le génie civil et le commerce à la prestigieuse université King Abdul Aziz de Djeddah, au sein de laquelle il se lie dès 1973 à des groupes islamistes. Ses amis de l’époque décrivent un jeune homme pieux, réservé, assidu dans l’étude des textes principaux du wahabisme, forme rigoriste de l’islam sunnite en vigueur dans son pays.

Notre dossier spécial

Mort d’Oussama ben Laden : la fin de 10 ans de traque

Le parcours de ben Laden semble tout tracé : intégrer le groupe familial et ses multiples filiales. Mais, après l’invasion de l’Afghanistan par les troupes de Moscou en 1979, il répond à l’appel du djihad. Avec la bénédiction des autorités saoudiennes, il entreprend d’organiser le soutien logistique aux moudjahidines afghans. Il sillonne la péninsule arabique pour y lever les fonds et s’installe à Peshawar, base arrière au Pakistan de la guérilla antisoviétique, où il rencontre celui qui deviendra son mentor, le Palestinien Abdullah Azzam, l’un des principaux organisateurs de la résistance antisoviétique.

Les volontaires, arabes pour la plupart, affluent. Ben Laden les accueille, les encadre, et élabore pour cela une base de données qui se transformera au fil des ans en une organisation, al-Qaïda («la base»). Il lutte contre les Soviétiques avec l’aide indirecte de la CIA, qui fait transiter ses subsides par l’intermédiaire des services secrets pakistanais. Après la déroute russe, en 1989, il rentre en héros dans son pays, où il multiplie les conférences, dans les mosquées et les écoles, sur les succès du djihad.

Après l’attaque du Koweït par l’armée irakienne, il propose au roi Fahd de bouter l’envahisseur hors de la péninsule avec l’aide de sa « légion islamique » d’anciens de l’Afghanistan. Le souverain saoudien refuse : Oussama ben Laden s’estime trahi, estimant que le sol sacré de son pays est souillé par la présence de milliers de soldats américains.

En 1992, Riyad, inquiet de ses critiques et de son soutien à l’opposition, lui retire son passeport. Il s’installe au Soudan, avec la bénédiction des autorités de Khartoum. Les renseignements américains le soupçonnent de financer des camps d’entraînement terroristes. Sa nationalité saoudienne lui est retirée en 1994, après la publication de « fatwas » dénonçant les Etats-Unis et la famille royale saoudienne.

En 1996, le Soudan, soumis à des pressions internationales, lui demande de partir. Il refait surface avec hommes, armes et bagages en Afghanistan, d’où il lance de nouveaux appels anti-américains, de plus en plus radicaux, juste avant la prise du pouvoir à Kaboul par les talibans.

Ben Laden y met en place des camps d’entraînement terroristes qui attirent des milliers d’hommes venus du monde musulman et planifie une série d’attaques meurtrières qui l’élèvent au rang d’ennemi public numéro 1 aux Etats-Unis. Ses attentats les plus spectaculaires, avant ceux du 11 septembre 2001, ont lieu en août 1998, lorsque des véhicules piégés frappent simultanément les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya (224 morts). Après l’effondrement du World Trade Center, les Etats-Unis lancent une vaste traque pour retrouver le chef d’al-Qaïda. Ils offrent 25 millions de dollars, plus tard 50, pour toute information permettant sa capture.

Ben Laden, qui échappe fin 2001 à l’intervention des troupes américaines en Afghanistan, est localisé pour la dernière fois par des témoins en novembre 2001 à Kandahar dans le sud afghan. Les services de renseignement régionaux ou occidentaux ont longtemps estimé qu’il se cachait dans la zone bordant la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan. Mais les spécialistes confessaient en privé qu’ils n’avaient aucune piste sérieuse.

Ben Laden:le role du pakistan dans sa traque mai 3 2011

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C’est donc dans un quartier cossu d’Abbottabad, petite ville de montagne située à une cinquantaine de kilomètres seulement d’Islamabad, que Ben Laden avait trouvé refuge. Au beau milieu des meilleures écoles militaires du Pakistan, dans un quartier peuplé de hauts gradés à la retraite.

C’est là, loin des zones tribales afghanes où certains l’imaginaient terré au fond d’une grotte, qu’un commando américain a mis fin à une traque qui aura duré plus de dix ans. En dépit de l’invasion de l’Afghanistan fin 2001 et du renversement du régime des talibans, Ben Laden, dont la tête était mise à prix pour 25 millions de dollars, avait jusqu’ici échappé à la capture et à toute tentative de localisation.

Comment l’icône du terrorisme international a-t-il finalement été localisé ? A en croire les premiers communiqués diffusés lundi matin, les autorités pakistanaises n’y sont pour rien. Elles n’auraient pas même été averties du lancement de l’opération des forces spéciales américaines. C’était en tout cas la version officielle de l’administration américaine, qui s’empressait pourtant de remercier son allié pakistanais pour sa “coopération”.

Un militaire pakistanais sur l’un des bâtiment de la résidence d’Oussama Ben Laden, à Abbottabad, le 2 mai. Sur le bandeau, on lit que Washington remercie le Pakistan pour sa coopération.REUTERS/REUTERS TV

Même exercice d’équilibrisme à Islamabad, où l’on affirme que l’opération a été menée “directement” par les forces américaines. S’il n’a pas été averti de cette opération menée sur son sol par une armée étrangère, le gouvernement pakistanais s’attribue paradoxalement une partie de son succès. Pour le ministère des affaires étrangères pakistanais, ce “revers majeur infligé aux organisations terroristes à travers le monde (…) illustre la résolution de la communauté internationale, dont le Pakistan, à combattre et éliminer le terrorisme”.

“UN LIEU DE VILLÉGIATURE CONNU”

Conscient que “nous n’aurons jamais aucune certitude sur ce qui s’est vraiment passé”, Olivier Guillard, chercheur spécialiste du Pakistan, juge “hautement improbable” le sénario concocté par Washington et Islamabad. “Abbottabad est loin d’être un trou perdu, c’est un lieu de villégiature connu. Les responsables des services secrets pakistanais (ISI) et de l’armée pouvaient difficilement ignorer la présence de Ben Laden, pas davantage que l’opération américaine”, explique-t-il.

Le récit d’un haut responsable américain ayant participé aux derniers instants de la traque confirme que la présence de l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis ne passait pas vraiment inaperçue dans les environs. “Quand nous avons vu le complexe dans lequel [ils] vivaient, nous avons eu un choc”, confie-t-il.

En août 2010, l’attention des services américains se concentre sur un complexe situé à 50 km d’Islamabad, la capitale pakistanaise, à Abbottabad.AP/Anjum Naveed

Construit en 2005, le complexe, huit fois plus grand que les autres demeures du quartier, occupe un immense terrain. Les mesures de sécurité ? “Extraordinaires”, s’extasie-t-il. Des murs de 5,5 mètres de hauteur sont surmontés de barbelés, et l’accès n’est possible que par “deux portails sécurisés”.

Autre incongruité : les occupants brûlent leurs ordures, tandis que les voisins bénéficient d’un service de ramassage. L’immeuble d’habitation, lui aussi, détonne dans l’environnement, avec “peu de fenêtres sur la façade extérieure” et trois étages surmontés de murs de deux mètres pour pouvoir monter sur le toit tout en se protégeant des regards indiscrets. Valeur estimée de la propriété : un million de dollars.

LE RÔLE DES SERVICES SECRETS PAKISTANAIS

Ben Laden pouvait-il se trouver dans ce bunker de luxe depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, sans que de hauts responsables pakistanais aient été au courant ? Dans un chat sur Le Monde.fr, Mathieu Guidère, spécialiste du terrorisme islamiste, estime qu’il n’est pas certain que le gouvernement pakistanais, “en tant qu’entité, était au courant de la présence de Ben Laden sur son territoire. “En revanche, poursuit-il, ce qui est certain, c’est que l’opération qui vient de se dérouler ne pouvaient pas avoir lieu ni réussir si un général ou un responsable des services secrets pakistanais (ISI) n’avait pas collaboré activement en donnant des renseignements précis.”

“Le paradoxe, explique au Monde (édition abonnés) Mariam Abou Zahab, spécialiste du Pakistan, réside sans doute dans le fait que Ben Laden ne pouvait se trouver à cet endroit sans des garanties fournies par certains éléments de l’establishment militaire et que les Américains n’auraient jamais pu réussir sans l’aide de l’ISI”.

LE DOUBLE JEU PAKISTANAIS

L’architecture du pouvoir dans ce pays de plus de 180 millions d’habitants est éclatée entre un Etat démocratique – avec un gouvernement élu – et une armée toute puissante, qui détient réellement l’autorité depuis 1947 et peut faire tomber tout gouvernement qui chercherait à se libérer de son patronnage.

A ce pouvoir bicéphale s’ajoutent des services secrets tentaculaires, eux-mêmes fortement présents au sein de l’armée, et dont une importante frange est proche de réseaux radicaux. Selon des documents révélés par WikiLeaks, la puissante ISI (Inter-Services Intelligence) figure parmi quelque 70 organisations considérées comme “terroristes ou soutenant des entités terroristes” dans une liste secrète établie en 2007 par les Américains.

Cet éclatement du pouvoir explique le double-jeu pakistanais dans la lutte contre le terrorisme. Quand les talibans arrivent au pouvoir en Afghanistan en 1996, le Pakistan fait partie des trois pays qui reconnaissent le nouveau régime de Kaboul. Les services secrets pakistanais ont formé et financé les talibans avant leur accession au pouvoir, et ils continueront pendant leur règne et après leur chute en octobre 2001. Entre-temps, le gouvernement pakistanais s’est pourtant officiellement rangé aux côtés des Américains dans la lutte contre le terrorisme au lendemain du 11 septembre 2001.

“ÉLIMINER LE TERRORISME”

“L’Etat pakistanais est fragilisé par une armée menaçante et une population plus anti-américaine qu’elle ne l’a jamais été. Il est donc dans son intérêt de dire qu’il n’a pas participé à l’opération américaine qui a abouti à l’exécution de Ben Laden”, souligne Olivier Guillard.

“Les Pakistanais ont toujours été aux côtés des Américains, assure Mariam Abou Zahab, ils dépendent d’eux financièrement, mais ils ne peuvent l’assumer ouvertement vis-à-vis de leur opinion.”

Lundi soir, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’est montrée plus précise sur le degré d’implication du Pakistan. “La coopération avec le Pakistan a aidé à nous mettre sur la voie de Ben Laden et du complexe dans lequel il se cachait”, a-t-elle déclaré. En octobre 2009, Mme Clinton avait suscité un tollé en mettant en cause publiquement l’attitude d’Islamabad. “Al-Qaida a trouvé abri au Pakistan depuis 2002. Je trouve difficile à croire que personne dans votre gouvernement ne sache où ils sont, ni ne puisse les arrêter s’il le voulait vraiment”, avait-elle lancé.

Son homologue français, Alain Juppé, a estimé lundi que la mort de Ben Laden était “de nature à rassurer” sur la collaboration du Pakistan contre l’extrémisme islamiste.

Jean PaulII:Déviendra saint d ici quelques années mai 1 2011

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CAN (Saint-Siège) - Le pape Jean Paul II, béatifié dimanche par son successeur Benoît XVI, pourrait être canonisé, donc devenir saint d’ici quelques années, a déclaré le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone dans une interview à la télévision italienne.

Interrogé par la chaîne Rai Uno sur une éventuelle canonisation du pape polonais, le cardinal Bertone a répondu: il suffira d’un miracle scientifiquement prouvé et jugé tel, (une guérison) jugée inexplicable du point de vue scientifique par la commission médicale, la commission théologique ainsi que les cardinaux et évêques membres de la Congrégation pour la Cause des Saints.

Donc, je dirais certainement d’ici quelques années, a poursuivi le Secrétaire d’Etat au Vatican interrogé dans le cadre de l’émission Porta a Porta, qui doit être diffusée dimanche soir.

Dans la matinée, dès l’énoncé de la formule de béatification prononcée en polonais par Benoît XVI, des voix se sont élevées place Saint-Pierre pour crier Santo Subito (saint tout de suite), en écho à la même requête clamée par de nombreux fidèles lors des funérailles de Karol Wojtyla en avril 2005.

Le processus de béatification de Jean Paul II a déjà été mené de façon accélérée, seulement six ans après sa mort, et, en 2.000 ans d’histoire, seuls une dizaine de papes ont été proclamés bienheureux

Le pape Jean Paul II béatifié devant une foule de fidèles émus mai 1 2011

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Le pape Jean Paul II a été proclamé bienheureux dimanche par son successeur Benoît XVI, sous les vivats de la foule réunie place Saint-Pierre au Vatican pour une cérémonie qui a rassemblé plus d’un million de personnes dans la capitale italienne.

“Nous, accueillant le désir de nombreux fidèles, acceptons que le vénérable serviteur de Dieu, Jean Paul II, pape, puisse être déclaré bienheureux”. A ces mots du pape, prononcés en latin, une immense clameur s’est élevée, les fidèles applaudissant à tout rompre sous un grand soleil, tandis que d’autres s’agenouillaient sur les durs pavés de la place.

Aussitôt une grande photo de Karol Wojtyla, bien avant sa déchéance physique due à la maladie, a été dévoilée devant la foule de fidèles parfois en larmes, dont certains ont crié “Santo Subito” (”saint tout de suite”).

Pour que le pape devienne un saint, il faut que soit reconnu un second miracle dans le cadre d’un procès en canonisation, ce qui pourrait se faire “d’ici quelques années”, a affirmé dans la soirée le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone.

Benoît XVI, portant mitre et chasuble ayant appartenu au pape polonais, a fixé au 22 octobre, date de l’accession de son prédécesseur à la papauté, la date pour la “vénération” du “bienheureux” auquel un autre miracle devra être attribué pour qu’il puisse accéder à la sainteté.

Dans son homélie, Benoît XVI a rendu hommage à la “force de géant” de son prédécesseur qui sut “redonner l’espoir au christianisme” face au marxisme et “inverser une tendance qui semblait irréversible”. Il a aussi évoqué sa longue agonie et “son témoignage dans la souffrance”.

Les moments forts de sa vie ont été rappelés, dont son pontificat de plus d’un quart de siècle (de 1978 à 2005), l’un des plus longs de l’histoire de l’Eglise catholique, marqué notamment par un attentat contre lui en 1981.

La préfecture de Rome a évalué à “plus d’un million” le nombre de personnes présentes dans la capitale, dont des centaines de milliers Place Saint-Pierre et dans les rues adjacentes, inconditionnels de celui que certains surnomment déjà “Karol le grand” et considèrent comme un “saint”.

Quelque 280 personnes, victimes de la chaleur et de la fatigue (beaucoup avaient dormi sur place) ont eu des malaises. Le cardinal espagnol Agustín García Gasco Vicente, ancien archevêque de Valence, est décédé d’un infarctus peu avant la cérémonie à laquelle il était venu assister.

Les Polonais étaient omniprésents –quelque 80.000–, avec drapeaux et banderoles. “Il nous a donné la liberté contre le communisme”, témoignait Fabrizio, un frère dominicain polono-italien. Mais aussi beaucoup d’Italiens, d’Espagnols et de Français (plus de 40.000) portant fanions et ombrelles aux couleurs vaticanes (jaune et blanc), venus le “remercier de toutes ses bonnes actions”.

Prêtres en soutane ou en clergyman, religieuses de toutes obédiences, familles de milieux modestes ou bourgeoises, jeunes avec sac à dos étaient côte à côte. De nombreux pèlerins suivaient la cérémonie sur quatorze écrans géants disséminés en ville.

Cette fête permet à l’Eglise catholique -plus d’un milliard de fidèles dans le monde- de réaffirmer sa confiance en elle alors qu’elle est ébranlée par un grave scandale de pédophilie. Un scandale sur lequel Karol Wojtyla est accusé d’avoir fermé les yeux ou de ne pas avoir réagi suffisamment, par un réflexe de défense de l’institution.

La cérémonie était retransmise sur les télévisions du monde entier et suivie en direct sur écran géant dans de nombreux pays, notamment en Pologne et au Mexique. Aux Philippines, des millions de catholiques ont célébré l’événement dans tout le pays.

A Lourdes (sud-ouest de la France), qui revêtait une importance particulière pour Karol Wojtyla, 20.000 personnes ont acclamé la béatification de ce “pélerin” venu deux fois dans la cité mariale. Même le stade San Siro a célébré l’évènement en diffusant des images à la mi-temps du match Milan-Bologne.

A l’issue de la cérémonie, Benoît XVI a ouvert la procession devant le cercueil du pape défunt, porté des Grottes vaticanes devant l’autel principal. Le défilé, qui se poursuivait à 17H30 gmt, pourrait s’étirer jusqu’à la nuit.

87 délégations étrangères, dont 22 chefs d’Etat et de gouvernement, parmi lesquels le président zimbabwéen Robert Mugabe, banni de l’Union européenne, et des représentants de cinq familles royales avaient fait le voyage. La présence du Premier ministre français François Fillon et du président de la Commission européenne José Manuel Barroso à cette cérémonie religieuse a été critiquée par les défenseurs de la laïcité.


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